Une palette incroyable de paysages de l’atlas Maroc
26 août 2008 – 19:49Les différentes chaînes de montagnes marocaines présentent en outre une rare diversité géographique.
« C’est sans doute, à travers le monde, un des pays qui connaît la palette la plus diverse », affirme François Chalumeau. Celle ci débute par les montagnes méditerranéennes du Rif, avec leurs rivières, leur végétation, leurs villages typiques. Puis viennent les chaînes présahariennes, tel le Jbel Saghro et ses paysages volcaniques, l’Anti Atlas longeant la Vallée du Draâ et bordant le désert, de basse altitude mais très riche sur le plan architectural, le Moyen Atlas qui est le domaine privilégié de la forêt et de la garigue, et quelques massifs comme le Jbel Siroua, ce très haut et vaste volcan démantelé d’où émerge des dykes et des culots de laves noires.
Mais la chaîne maîtresse, la reine des montagnes, est sans aucun doute le Haut Atlas. Avec ses neiges éternelles, ses architectures de terre et de pierres aux vives couleurs, avec la richesse de sa faune et de sa flore, les modes de vie ancestraux des berbères «imazighen », le Haut Atlas offre en effet au Maroc ses paysages les plus fascinants.
Aujourd’hui, le Haut Atlas Central, notamment le massif du Mgoun figure parmi les destinations alpines les plus prisées des randonneurs amateurs ou invétérés et des adeptes d’activités en eau vive. Ski, escalade, canyoning, rafting, trekking et autres randonnées, à pied ou à dos de mulet, sont autant d’activités possibles dans cette région…
Quant à l’alpinisme et aux randonnées de montagnes proprement dites, c’est sans doute le massif du Toubkal et ses environs qui procureront les sensations les plus fortes. De la ville d’Asni à la route du Tizi n’Test, de Ouirgane à la Vallée de l’Ourika, partout dans le Haut Atlas, le printemps et le début de l’été sont plus spécialement propices aux randonnées pédestres. L’altitude étant haute, l’eau des rivières ne manque jamais.
L’automne offre aussi de belles journées après les pluies de novembre qui éclaircissent la végétation et clarifient l’atmosphère. Plus rude, la montagne marocaine en hiver, coupe souvent certains chemins d’accès mais peut accueillir les skieurs, de fin décembre à fin mars, notamment sur le plateau de l’Oukaïmeden, l’une des principales stations de ski marocaine.
Compte tenu enfin de la distance qui nous sépare de l’Europe, les visiteurs étrangers, à la recherche de sensations fortes, trouvent, aux portes de chez eux, « une montagne capable de les basculer dans un autre monde », selon l’expression de François Chalumeau. Une montagne facile et accueillante, ouverte sur le plan humain, comme le prouve l’excellent taux de retour d’environ 30 %.